La bambola

Chorégraphie et interprétation

Paola Daniele

Musique

CeSYum Nicolas Darien, Denis Royer

Video art

Cikita Zeta

Assistant régie et scènes

Vito Gennaro Giacalone

31 mars 2017 Weekend Focus Point Ephémère Paris

Le projet chorégraphique La bambola est une exploration, sans tabou de l’univers de la femme, de son corps physiologique, organique, imaginaire et fantasmatique.

La poupée est choisie  comme paradigme pour traduire ce moment de passage,  particulièrement important, de l’enfance à l’âge adulte. L’image du corps, le regard, la sexualité, permettent  l’investigation de cet âge ingrat, moment où, comme l’écrit  Lewis Carroll, la petite fille risque de soumettre son imagination aux pressions sociales, au regard des grands personnes. Par le biais de la poupée on interrogera cet aspect, si déterminant, de la vie de la femme. Au travers de la danse et du chant, La bambola, fait apparaitre la force du rite initiatique,  une sorte de cérémonie par laquelle le spectateur sera admis à la connaissance de certains «mystères».

De tout temps, la poupée a revêtu un caractère symbolique et sacré. Dans l’antiquité, à la veille de leur mariage, les futures épouses donnaient en offrande leurs poupées à Artémis, déesse insoumise, protectrice de l’enfance et du développement corporel et sexuel.

Par ce geste les jeunes filles ritualisaient la fin de leur enfance, la perte de leur virginité et le passage à l’âge adulte : des jouets de l’enfance à l’amour et à la maternité. On lui retire la poupée des bras et on l’appelle pour revêtir la « robe » des noces et se coiffer du voile rituel. Comme le décrivent certaines épigrammes de la  Grèce antique, il s’agit d’ un passage brusque de l’enfance à la maturité :

«Aucune de ces filles ne nous dit évidemment elle-même l’angoisse de cette rupture, ces sont les hommes encore qui s’en chargent ; en l’occurrence un homme, un seul, en une rapide allusion. Je veux parler d’Euripide et de ce mot qu’il met dans la bouche de Médée s’adressant à ses congénères de la « race » des femmes et se remémorant devant elles ce que fut son désarroi lors de la découverte du mari : il faut être devin pour trouver, sans l’avoir appris chez soi, comment en user au juste avec celui dont on partage la couche  (Médée, 239-40). Rare et étonnante confession » [1].

Un immense remerciement à Raphael Correia Ribeiro, Enrique Pardo, Enza Palamara, Micol Singarella, Elodie Biehlmann, Nahuel Bustamante, Eric Merour, Didier Monge, Andrea de Carlo et ma merveilleuse mère Sandra.

Le projet chorégraphique La bambola sera présenté au colloque “Medea in World Artistic Culture” du 17 au 20 septembre 2017 in Georgie au Ivane Javakhishvili Tbilisi State University, Institute of Classical, Byzantine and Modern Greek Studies.

[1] Pierre Brulé, Le temps des jeunes fillesDes osselets et des tambourins pour Artémis,Clio. Histoire‚ femmes et sociétés [Online], 4 | 1996.

Photo © Eric Merour, Dario Bonazza, Marie Rouge

Chorégraphie et interprétation

Paola Daniele

Musique

CeSYum Nicolas Darien, Denis Royer

Video art

Cikita Zeta

Assistant régie et scènes

Vito Gennaro Giacalone

31 mars 2017 Weekend Focus Point Ephémère Paris

Le projet chorégraphique La bambola est une exploration, sans tabou de l’univers de la femme, de son corps physiologique, organique, imaginaire et fantasmatique.

La poupée est choisie  comme paradigme pour traduire ce moment de passage,  particulièrement important, de l’enfance à l’âge adulte. L’image du corps, le regard, la sexualité, permettent  l’investigation de cet âge ingrat, moment où, comme l’écrit  Lewis Carroll, la petite fille risque de soumettre son imagination aux pressions sociales, au regard des grands personnes. Par le biais de la poupée on interrogera cet aspect, si déterminant, de la vie de la femme. Au travers de la danse et du chant, La bambola, fait apparaitre la force du rite initiatique,  une sorte de cérémonie par laquelle le spectateur sera admis à la connaissance de certains «mystères».

De tout temps, la poupée a revêtu un caractère symbolique et sacré. Dans l’antiquité, à la veille de leur mariage, les futures épouses donnaient en offrande leurs poupées à Artémis, déesse insoumise, protectrice de l’enfance et du développement corporel et sexuel.

Par ce geste les jeunes filles ritualisaient la fin de leur enfance, la perte de leur virginité et le passage à l’âge adulte : des jouets de l’enfance à l’amour et à la maternité. On lui retire la poupée des bras et on l’appelle pour revêtir la « robe » des noces et se coiffer du voile rituel. Comme le décrivent certaines épigrammes de la  Grèce antique, il s’agit d’ un passage brusque de l’enfance à la maturité :

«Aucune de ces filles ne nous dit évidemment elle-même l’angoisse de cette rupture, ces sont les hommes encore qui s’en chargent ; en l’occurrence un homme, un seul, en une rapide allusion. Je veux parler d’Euripide et de ce mot qu’il met dans la bouche de Médée s’adressant à ses congénères de la « race » des femmes et se remémorant devant elles ce que fut son désarroi lors de la découverte du mari : il faut être devin pour trouver, sans l’avoir appris chez soi, comment en user au juste avec celui dont on partage la couche  (Médée, 239-40). Rare et étonnante confession » [1].

 

Un immense remerciement à Raphael Correia Ribeiro, Enrique Pardo, Enza Palamara, Micol Singarella, Elodie Biehlmann, Nahuel Bustamante, Eric Merour, Didier Monge, Andrea de Carlo et ma merveilleuse mère Sandra.

Le projet chorégraphique La bambola sera présenté au colloque “Medea in World Artistic Culture” du 17 au 20 septembre 2017 in Georgie au Ivane Javakhishvili Tbilisi State University, Institute of Classical, Byzantine and Modern Greek Studies.

 

[1] Pierre Brulé, Le temps des jeunes fillesDes osselets et des tambourins pour Artémis,Clio. Histoire‚ femmes et sociétés [Online], 4 | 1996.

 

Photo © Dario Bonazza, Marie Rouge

 

photo © Eric Merour

photo © Konstantin Lunarine